Mes Moires n°158
Série Mes Moires n°158, « Frôlé Rodez.»
12 x 31 cm / 4.7 x 12.2 in
Crayons de couleur et pastels sur papier
Photographies non contractuelles, cadre non fourni
Texte du tableau :
Frôlé Rodez. Ma mère m'avoue qu'elle a cru que je me droguais ces dernières années. « Jamais un bonjour, jamais un bonsoir, c'est comme si nous n'existions pas. Tu n'as aucun ami, aucune copine, tu passes tes journées cloîtré dans ton studio ! » Elle a fini par quasi-convaincre Olivier (qui achève ses études de psychiatrie) que je sombrais lentement mais sûrement dans la paranoïa. Il s'est renseigné sur les signatures indispensables à une démarche d'internement. Lorsque paraît La chair et le verbe, Ginette, n'osant se réjouir, apporte en catimini une copie à son psy pour qu'il décrète s'il s'agit ou non de la production d'un dément. L'expert le lit consciencieusement et donne son verdict la séance suivante: « Non, Madame Zagdanski, je vous rassure, manifestement Stéphane n'est pas fou. »
À Sainte-Anne une camisole est raccrochée à son cintre.

