{"product_id":"mes-moires-n-57","title":"Mes Moires n°57","description":"\u003ch4 class=\"MsoNormal\" align=\"center\"\u003e\u003cimg src=\"https:\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1088\/7154\/9267\/files\/1787722212589.jpg?v=1787722334\" alt=\"\"\u003e\u003c\/h4\u003e\n\u003ch4 class=\"MsoNormal\" align=\"center\" style=\"text-align: left;\"\u003e\n\u003cem\u003eSérie Mes Moires n° 57, « Houssssss !»  \u003cbr\u003e\u003c\/em\u003e50 x 65 cm \/ 19.7 x 25.6 in \u003cbr\u003eCrayons de couleur et pastel blanc sur papier \u003cbr\u003e\u003cem\u003e  \u003c\/em\u003e\u003cem\u003e  \u003c\/em\u003e\n\u003c\/h4\u003e\n\u003ch4 class=\"MsoNormal\" align=\"center\" style=\"text-align: left;\"\u003ePhotographies non contractuelles, cadre non fourni\u003c\/h4\u003e\n\u003ch4 class=\"MsoNormal\" align=\"center\" style=\"text-align: left;\"\u003e\u003cspan\u003eTexte du tableau :\u003c\/span\u003e\u003c\/h4\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\" style=\"margin-right: -28.4pt; text-align: justify; text-indent: 1.0cm; line-height: 24.0pt; mso-line-height-rule: exactly; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;\"\u003e\u003ci\u003e\u003cspan style=\"font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: LinePrinter;\"\u003eHoussssss\u003c\/span\u003e\u003c\/i\u003e\u003cspan style=\"font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: LinePrinter;\"\u003e! Les séances de karaté au gymnase de Louveciennes, la grande salle en hiver, mon kimono blanc. L'étoile de David tracée au feutre sur ma veste. Appris les katas mais jamais passé aucune ceinture. À la fin, à dix-sept ans et demi, je valais une bonne marron, voire une noirâtre. \u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\" style=\"margin-right: -28.4pt; text-align: justify; text-indent: 1.0cm; line-height: 24.0pt; mso-line-height-rule: exactly; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;\"\u003e\u003cspan style=\"font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: LinePrinter;\"\u003eL'interdiction de porter les coups donne un certain panache aux combats. Il s'agit de s'arrêter à quelques millimètres du visage de l'adversaire, tout est dans la célérité, ça se joue au micron d'écart, au centième de seconde d'avance, on comptabilise les frôlements de kimonos, c'est l'art des courants d'air, on gagne quand l'ennemi éternue. La pratique révèle que l'atout majeur n'est ni la puissance ni la souplesse vraiment, le secret est dans le souffle. Les premières secondes je peux tenir face à une bonne ceinture noire, placer quelques coups même, un \u003ci\u003etsuki\u003c\/i\u003e au thorax, un \u003ci\u003ema-gheri\u003c\/i\u003e dans les pectoraux, par surprise. Ensuite les différences s'accentuent. Rien de plus éreintant qu'une minute à gigoter, à se tourner l'un autour de l'autre comme des derviches fouineurs, et «HOUSSSSSS!», et «HOUSSSSSS!». Ça doit sortir du fin fond des alvéoles en même temps que le coup part, l'important consiste à exhaler son geste par la bouche via le plexus. Après une minute le combat se ralentit, on s'épie davantage, on enchaîne moins rapidement les séries de coups de pied. J'aime bien les séries. Mon attaque préférée, le tibia-côtes-nuque sans reposer la jambe. Un \u003ci\u003eyoko-gheri\u003c\/i\u003e d'abord avec le tranchant du pied suivi d'un \u003ci\u003ema-gheri\u003c\/i\u003e d'estoc au niveau de la poitrine parachevé aussitôt par un \u003ci\u003ema-wachi\u003c\/i\u003e latéral qui contourne l'ennemi et vient comme un fouet lui claquer dans la nuque. L'ensemble en deux trois secondes. Ça ne s'improvise pas, des années d'entraînement et de musculation pour avoir mollets et cuisses appropriés. Il y a aussi le très spectaculaire \u003ci\u003euri-tobi-gheri\u003c\/i\u003e, comme dans les films, le tour complet sur soi, la belle rotation à 360 degrés pour donner de la vitesse à la jambe, la preste girouette, le tourniquet qui tue, vvvvvvvhh! Et le \u003ci\u003ekakato-gheri\u003c\/i\u003e qui brise la garde de l'adversaire. La jambe part très haut vers le plafond, fait un tour d'hélice, schlackk! retombe de tout son poids accru sur les deux avant-bras de l'ennemi, lui ravage le bouclier. Plus il se tenait fermement campé, les poings serrés, les pouces rentrés, mieux le kakato pénètre, fend les os, se fraie aisément un passage. Là le secret est d'avoir une garde détendue, pas crispée, laisser les bras accompagner simplement le pied de l'autre qui s'abat, sans opposer de résistance. Du coup toute son énergie se dissipe dans l'effort qu'il fait pour ne pas s'écraser le talon contre le tatami au lieu de vous avoir démantelé positivement la protection. Il ne reste qu'à contre-attaquer. Et «HOUSSSSSS!».\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\" style=\"margin-right: -28.4pt; text-align: justify; text-indent: 1.0cm; line-height: 24.0pt; mso-line-height-rule: exactly; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;\"\u003e\u003cspan style=\"font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: LinePrinter;\"\u003eSensation bienfaisante d'avoir ses muscles à sa disposition en marchant dans la rue. \u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp class=\"MsoNormal\" style=\"margin-right: -28.4pt; text-align: justify; text-indent: 1.0cm; line-height: 24.0pt; mso-line-height-rule: exactly; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;\"\u003e\u003cspan style=\"font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: LinePrinter;\"\u003e\u003cimg src=\"https:\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1088\/7154\/9267\/files\/1787722299072.jpg?v=1787722334\" alt=\"\"\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"Atelier Zagdanski","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":54721179484499,"sku":null,"price":360.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/1088\/7154\/9267\/files\/1787722212589.jpg?v=1787722334","url":"https:\/\/atelier-zagdanski.myshopify.com\/products\/mes-moires-n-57","provider":"Atelier Zagdanski","version":"1.0","type":"link"}